Maladie de Horton

La Maladie de Horton (aussi connu sous : artérite temporale ou arterite giganto-cellulaire )

D’origine inconnue, la maladie de Horton est une maladie inflammatoire qui cause des lésions inflammatoires sur les parois d’artères chez certains individus, en particulier les personnes âgées et de préférence les femmes.

Mieux connaître la maladie de Horton

Présentation de la maladie de Horton

La maladie de Horton, encore appelée artérite temporale, est une maladie inflammatoire qui s’en prend généralement aux artères situées au niveau de la tête, notamment l’artère temporale, et se manifeste par des douleurs intenses au niveau de la tête et de la tempe. Cette pathologie inflammatoire des vaisseaux est une maladie rare qui touche principalement les personnes âgées. L’artérite temporale ou maladie de Horton n’a aucun lien avec des maladies vasculaires connues comme l’athérosclérose par exemple et affecte généralement les artères situées au niveau du crâne, notamment l’artère de la tempe ou temporale, ce qui a pour effet d’engendrer maux de tête et grande fatigue, entre autres. Bien qu’on pense qu’il s’agisse d’une maladie auto-immune, son origine reste inconnue et bien qu’elle soit assez rare, la maladie de Horton ne s’attaque qu’à une certaine catégorie d’individus.

Maladie de Horton : les sujets à risque

Les personnes qui sont les plus susceptibles de développer la maladie sont généralement les personnes âgées de plus de 50 ans, plus particulièrement celles appartenant à la tranche d’âge de 75 ans à 80 ans. Il est arrivé dans de rares cas que la maladie se déclare chez des sujets âgés de 40 ans, mais elle reste bien une maladie touchant les personnes âgées. En outre, les statistiques révèlent que la maladie de Horton touche beaucoup plus les populations d’origine européenne, au sein desquelles les personnes originaires de Scandinavie, sont deux fois plus touchées par la maladie de Horton que les autres. De même, les femmes sont beaucoup plus touchées par cette maladie que les hommes, dans deux cas sur trois et enfin, certains sujets présentent tout simplement des prédispositions génétiques pour contracter la maladie.

Les causes de la maladie de Horton

Les causes et donc l’origine de la maladie de Horton restent inconnues, même si on peut supposer que le vieillissement joue un rôle dans l’apparition de la maladie, mais sans que cela ne soit défini avec précision. Il ne s’agit pas ici d’une maladie infectieuse, génétique ou transmissibles pour laquelle il est possible d’utiliser des marqueurs biologiques ou radiologiques précis et spécifiques afin d’identifier les germes, bacilles, microbes, bactéries, virus ou micro organismes responsables.

Savoir reconnaître et traiter la maladie de Horton

Les manifestations de la maladie de Horton

Parmi les différents signes visibles de la maladie de Horton, il y a généralement des maux de tête et notamment des douleurs aux tempes, une grande fatigue, une fièvre d’origine inconnue, des douleurs articulaires surtout au niveau des épaules ainsi qu’un amaigrissement inexpliqué. A ces signes généraux spécifiques s’ajoutent des signes généraux comme l’altération de l’état général, des sueurs nocturnes ainsi qu’un début de dépression (dans 25 % des cas).

Lorsque la maladie évolue, l’œil peut être atteint. Ces complications oculaires de la maladie de Horton peuvent apparaître brutalement, à tout moment lors de l’évolution de la maladie et sont irréversibles, notamment lorsqu’une thrombose de l’artère centrale de la rétine est déclarée. En général, le risque le plus récurent de la maladie de Horton sans prise en charge rapide, est la cécité. D’autres troubles oculaires peuvent aussi apparaître, à l’instar d’une diplopie transitoire qui génère une vision en double, une paralysie oculomotrice qui est une paralysie des yeux ou un ptosis qui se caractérise par une paralysie partielle de la paupière supérieure. Durant l’évolution de la maladie, d’autres vaisseaux en dehors de l’artère temporale peuvent être touchés, notamment la première portion de l’aorte, les vaisseaux coronaires, les vaisseaux irriguant le cerveau, les vaisseaux des membres inférieurs ou supérieurs.

La maladie de Horton est souvent liée à la pseudo-polyarthrite rhumatoïde (PPR), car dans 25 % des cas, les deux pathologies sont associées et dans 40% à 60 % des cas, les sujets atteints de la maladie de Horton présentent des symptômes de la pseudo-polyarthrite rhumatoïde, d’où l’importance de reconnaître les symptômes spécifiques de la maladie de Horton, à l’instar des douleurs localisées au niveau de la tête, du front et des tempes. Les douleurs intenses à la tête et à la tempe (identiques à des brûlures) sont en effet, les signes les plus importants de cette maladie rare. Un autre signe typique de la maladie de Horton est la claudication intermittente de la mâchoire lors des efforts de mastication. De même, des douleurs linguales peuvent apparaître en association à un autre signe spécifique à la maladie, une sensibilité importante de tout le cuir chevelu.

A l’examen clinique, on remarquera des artères temporales dures et battantes à l’origine de la plupart des symptômes de la maladie. Dans 98% des cas, la douleur diffuse est associée à un syndrome inflammatoire, lorsque la vitesse de sédimentation de la maladie est en pleine augmentation. Tout comme dans le cas de la PPR (pseudo-polyarthrite rhumatoïde) des douleurs musculaires et articulaires des épaules ainsi que des hanches peuvent apparaître et entraîner par la suite, des difficultés de mouvement et des gênes invalidantes au quotidien. Par exemple, pour lever les bras et se coiffer ou pour s’asseoir sur un tabouret, les sujets atteints éprouveront des difficultés. L’altération de l’état général, la fatigue et l’amaigrissement faisant aussi partie des signes communs à la PPR et à la maladie de Horton, 50% des personnes souffrant de la maladie de Horton ont également une pseudo-polyarthrite rhumatoïde.

Diagnostic et traitement de la maladie de Horton

Mieux connue par les médecins aujourd’hui, la maladie de Horton est aussi mieux traitée. Son traitement demande un suivi sérieux, encore plus si le sujet est âgé de plus de 60 ans, est une femme et d’origine scandinave. Il est très important de surveiller, mais aussi de prévenir les effets tant secondaires qu’indésirables du traitement, à l’instar d’une rapide prise de poids, des sautes d’humeur ou d’une vigilance réduite. Un osteopathe à Paris 16 etabli et diagnostique le traitement de la maladie de Horton ne peut être établi uniquement que lorsque la maladie est déclarée, car il n’est pas possible actuellement d’effectuer un dépistage en amont.
Pour établir le diagnostic d’une maladie de Horton, un examen doit être systématiquement effectué, notamment une biopsie des deux artères temporales. En cas de maladie de Horton chez le sujet examiné, l’examen sera positif dans 80 % des cas. Mais en cas de résultat d’examen de biopsie peu concluant, il est aussi possible de procéder à une échographie de l’artère temporale. Durant cet examen, les signes échographiques que le clinicien recherchera sont entre autres, le signe du halo, la sténose ou l’occlusion de l’artère. Un autre examen qu’il est aussi possible d’effectuer pour établir un diagnostic pour la maladie de Horton est le test thérapeutique aux corticoïdes. Mais quel que soit l’examen choisi pour établir un diagnostic, il est généralement conseillé de mettre le malade sous traitement le plus vite possible avant d’effectuer la biopsie qui devra se faire dans les huit jours.

De manière générale, le traitement a pour effet de soulager rapidement les douleurs et d’éviter que l’œil ne soit atteint lorsque la maladie évolue. Pour traiter la maladie de Horton, le praticien a généralement recours à la corticothérapie, la thérapie par les corticoïdes. C’est un traitement que le sujet atteint de la maladie de Horton doit prendre au plus vite avant que la maladie n’évolue encore et n’affecte sa vision. Les doses prescrites au début du traitement par le praticien sont généralement assez importantes et pourront évoluer par la suite, soit à la hausse soit à la baisse, en fonction de l’amélioration de l’état du malade. Le traitement s’étalera sur une période minimale de 18 mois et pourra même s’étendre jusqu’à un an, voire trois ans, pour une rémission complète. En fonction de chaque malade (ses antécédents, son état de santé), les doses journalières du traitement varieront, entre 0,7 mg/jour/kg et 1 mg/Kg/jour en moyenne. Ces doses pourront être diminuées si le sujet est atteint d’un syndrome inflammatoire peu prononcé ou être augmentées si le sujet est atteint de troubles oculaires, vasculaires ou neurologiques.

Maladie rare, la maladie de Horton qui provoque des lésions inflammatoires sur les parois des artères touche beaucoup plus les personnes âgées (plus 60 ans), particulièrement les femmes qui sont les plus exposées à la maladie. Même si ses symptômes sont quasi similaires dans près de 50% des cas à une autre maladie, la PPR, elle peut être vite reconnaissable grâce à quelques signes spécifiques, notamment, les maux de tête, les douleurs intenses à la tempe, la fatigue, la fièvre, l’altération de l’état général ainsi que des douleurs articulaires. L’ostéopathie à domicile n’est pas forcement recommandé. Rapidement traitée à base de corticoïdes, on peut ainsi enrayer son évolution et éviter des complications oculaires telles que la cécité.