Les pulvérisations nasales et le cancer

Une étude publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health affirme que les personnes qui se soignent avec des pulvérisations nasales sont 4 fois plus exposées au cancer des voies nasales et des signes que les autres.

Cette étude a révélé que les risques de cancer du nez augmentent avec l’usage. Ainsi, les patients qui en avaient fait usage depuis de nombreuses années et pendant plusieurs semaines sont les plus touchés. En effet, les risques de cancer chez les personnes qui utili-
saient des pulvérisations ou des gouttes nasales depuis 10 ans étaient 6 fois plus élevés que chez les personnes qui n’en avaient fait usage que pendant 1 an. Ainsi, les risques pour les sujets qui avaient utilisé des pulvérisations ou des gouttes nasales pendant 26 semaines chaque année était 3,8 fois plus grands que pour ceux qui n’en avaient fait usage qu’une semaine par année. Notez que de nombreux sujets de l’étude utilisaient les pulvérisations et les gouttes nasales pour soulager la congestion causée par le rhume des foins et le rhume. Or, ces préparations comprennent des décongestionnants et des corticostéroïdes, dont certains sont en vente libre et d’autres ne sont délivrés que sur ordonnance.
Selon les chercheurs, les tumeurs cancéreuses sont de type spino-cellulaire et se développent dans la couche supérieure des tissus qui tapissent les voies nasales et les sinus.

En fait, l’étude a comparé 53 sujets atteints de cancer nasosinusal et un groupe de 552 personnes en bonne santé qui n’avaient jamais pris de médicaments pour le nez. Cette étude a été menée dans l’ouest de l’État de Washington. D’autre part, même si les pulvérisations nasales n’entraînaient pas de risque de cancer, il est déconseillé d’en utiliser trop souvent. En effet, selon la revue Heaïthline, les produits en vente libre peuvent entraîner une dépendance.

Par ailleurs, un médecin de la clinique spécialisée dans les allergies du centre médical de l’université Stanford estime que l’usage prolongé des décongestionnants cause une enflure des tissus du nez, même après interruption du traitement et guérison de l’irritation nasale. Ces médicaments provoquent en effet ce qu’on appelle une rhinite médicamenteuse. Celle-ci entraîne une congestion nasale même lorsque la grippe ou le rhume a disparu depuis longtemps.